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Découvertes animées

Baby Steps : quand le sport t’aide à croire en toi

Les derniers mois n’ont pas été très froids, ce qui en a peut-être encouragé certains à faire du sport. Pour ma part je l’ai au moins… regardé… à travers une œuvre de fiction. Eh, on ne juge pas s’il vous plaît, c’est déjà pas mal non ? Baby Steps est un manga inédit chez nous, mais on peut quand même en connaître une partie grâce à l’anime diffusé sur ADN. L’histoire retrace le parcours d’un joueur de tennis junior. Nous l’accompagnerons tout au long de quelques dizaines d’épisodes, afin d’apprécier pleinement une évolution très progressive de notre héros. Et, on l’espère, de pouvoir savourer quelques victoires à ses côtés !

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Source : ADN

Eiichirô Maruo est un étudiant japonais des plus ordinaires, peut-être un poil trop studieux me direz-vous. En fait on pourrait dire qu’il ne vit que pour étudier. Peu de choses l’occupent autrement, à part le temps du repas et celui du repos. Alors quand il décide un jour d’observer les joueurs du club de tennis de son lycée, c’est déjà assez exceptionnel en soi. Et ces quelques minutes d’observation vont changer à tout jamais le cours de sa vie…

Ce que Baby Steps a d’intéressant, c’est qu’il propose un véritable parcours initiatique, de A jusqu’à… pas vraiment le Z (l’anime adapte une partie du manga) mais enfin, on assiste aux balbutiements du héros dans la discipline sportive. C’est ce qui m’a intéressé chez Ei : il n’est pas spécialement prédisposé à exceller dans ce sport, n’étant pas du tout musclé et plutôt du genre premier de la classe. Il n’y a qu’à voir les titres de la série et de l’opening pour comprendre que ce n’est pas un champion : Baby Steps (Premiers pas) et Believe in yourself (Crois en toi). La confiance en ses capacités, ce message on va le retrouver tout au long de l’anime. Là où beaucoup d’autres séries misent sur le pouvoir de l’amitié, ici Ei doit avant tout compter sur ses propres efforts pour s’améliorer et exceller. En effet, son « fan club » est assez restreint et surtout, il ne peut lui prodiguer aucun conseil au cours d’un match !

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Le mental est donc la meilleure arme du jeune garçon pour tenir face aux meilleurs. Et du mental, Ei en a ! Essayant dans un premier temps de concilier études et entraînement sportif, il finira par se consacrer pleinement au tennis. Fait curieux pour un sportif, il prend le temps après chaque jeu échangé de noter avec précision les trajectoires des balles, ses placements et ceux de son adversaire. Si notre héros a un don, c’est bien celui d’analyser et d’adapter son jeu à toute situation. Cela a de quoi décontenancer et, croyez-le, pas que le spectateur…

On pourra apprécier la série pour plusieurs raisons : la première c’est qu’elle est assez réaliste. Si l’entraînement est parfois raccourci par des ellipses, cela n’empêche aucunement d’apprécier l’évolution globale du personnage. Très loin d’être un « tueur » sur le court dans les premiers épisodes, Ei sort souvent les rames. Au premier entraînement, il s’écroule même par terre, c’est dire ! Sa première victoire arrive dans le deuxième quart de l’anime, rien à voir avec un Food Wars donc… Et même par la suite, le jeune homme passera par plusieurs défaites entre deux victoires, présentant ainsi un parcours non linéaire, ce qui évite de rendre l’anime trop prévisible.

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Un autre atout de l’histoire, c’est le développement émotionnel du héros, porté par son amitié avec une certaine Natsu Takasaki. Cette dernière fait également du tennis, mais leurs interactions ne se limiteront pas à cette discipline sportive. Cela offre à l’histoire un bon équilibre entre des matchs au rythme soutenu, et quelques moments un peu plus légers. Takuma Egawa, l’imbattable adversaire pour notre héros, est également un personnage attachant. Ce trio de base sera entouré par la suite d’autres joueurs, plus ou moins bien développés. Chaque personnalité possède son propre style de jeu, ce qui rend chaque affrontement quasiment incomparable aux précédents.

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Un dernier point bon à mentionner, c’est la musique dans cet anime. Les deux openings sont agréables à écouter et regarder. Le deuxième retranscrit très bien la sensation de mouvement et de vitesse, même si on peut regretter que la même chanson fut réutilisée. Les endings offrent en contraste davantage de lenteur. Au sein d’un épisode les musiques sont à la fois discrètes et parfois assez épiques. Une preuve que le compositeur Motoi Sakuraba ne s’était pas trompé quand il a réutilisé son travail sur le J-RPG, pour l’intégrer dans la version N64 de… Mario Tennis !

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Un extrait de l’ost de Mario Tennis 64, proche de certains moments dans Baby Steps…

Malheureusement, il y a bien quelques points qui fâchent dans cet anime. Déjà, le public qui assiste aux matchs est juste mort. Sérieusement, les regards sont vides et les visages peu détaillés. Cela jure avec le reste (même si on n’est jamais sur une animation de très haut niveau, du reste). À la limite ça pourrait n’être qu’un détail, mais je vous jure que quand vous l’aurez remarqué, vous ne pourrez plus passer outre. Un autre point qui me chiffonne, c’est que certains passages paraissent un peu trop rapides, je pense notamment au début de la saison 2, où Ei évolue dans un nouvel environnement qu’on aurait aimé voir davantage car cela transforme le garçon. Enfin certains personnages sont intéressants mais peu mis en avant. La faute peut-être à une adaptation parfois trop rapide, même si au moins on ne s’ennuie pas un instant en 50 épisodes.

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Mais le point qui est le plus frustrant, c’est que l’adaptation s’arrête alors que presque rien n’a « véritablement commencé » pour Ei. Difficile d’en dire plus sans spoiler, mais les 50 épisodes n’adaptent que les 181 premiers chapitres du manga. Manga qui n’est pas tellement mieux loti, puisque l’éditeur a stoppé l’auteur à l’issue du quarante-septième tome. Dans les deux cas c’est donc une fin un peu douce-amère, pour une série au message porteur d’espoir pourtant…

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Baby Steps nous offre un divertissement intense et savoureux, là où on ne s’y attendait pas forcément. Permettant aux néophytes d’apprécier la discipline grâce à un héros novice mais persévérant, l’oeuvre d’Hikaru Katsuki s’achève hélas de façon un peu prématurée. Malgré tout, le voyage en vaut la peine. À vos raquettes !

Cet article vous a été cuisiné par :

Daigo

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