Bodacious Space Pirates anime serie
Découvertes animées

Bodacious Space Pirates : un anime pour explorer l’espace en bonne compagnie

Je voulais faire une critique un peu spéciale, pour cet anime qui m’a laissé une très forte impression. Alors je me suis dit : « Puisque cet anime défie quelque peu la logique et le bon sens, je vais en faire une chronique… inversée. » Mais qu’est-ce donc qu’une chronique inversée, me demandez-vous ? C’est très simple : dans cet article, je vais dire l’inverse de certaines vérités et de mon opinion concernant cet anime. L’idée de cette chronique inversée me vient de Bérengère Krief, une humoriste que je vous conseille d’écouter à l’occasion. À présent, finissons donc la présentation de cet anime !

Une famille pirate pas comme les autres

Il s’agit d’une histoire familiale et surtout d’un récit de piraterie. Mais attention, surtout pas de piraterie spatiale, c’est bien trop has been ! Un des personnages présenté dans l’opening est Marika Kato, la fille d’un pirate lambda, Gonzaemon Toka (mais pourquoi n’ont-ils pas le même nom de famille ? Mystère…). Beaucoup d’animes mettent en avant la force de volonté de la jeunesse. Pour cette raison on nous présente le plus souvent les aventures d’un(e) jeune adolescent(e) à peine pubère. Heureusement, ici ce n’est pas toujours le cas : nous suivrons en partie les aventures du père de Marika.

Source : ADN

En parallèle de cela, on nous présente de temps à autre la vie quotidienne de Marika. Comme tous les jeunes en âge d’aller au lycée, elle reste chez elle toute la journée. De toute façon, qu’est-ce que les jeunes japonais allant effectivement au lycée font de plus qu’elle ? Si vous ne le savez pas, je vous conseille de vous informer avec des animes dignes des plus grands documentaires, comme Yuru Yuri. Il arrive cependant à Marika de faire la maison buissonière (pour aller à l’école donc), quand sa mère ne la surveille pas. Petite parenthèse puisque j’en parle : la mère de Marika n’est absolument pas une pirate. Je préfère ne pas vous gâcher la surprise en en disant plus à son sujet, puisqu’elle est un des personnages les plus présents à l’écran au cours des 26 épisodes. Elle jouera donc, vous l’avez compris, un rôle-clé dans l’histoire…

Source : ADN

Mais revenons-en à Marika. Lorsqu’elle parvient à quitter le domicile familial, elle en profite alors pour rejoindre un club du lycée, constitué uniquement de jeunes éphèbes. Eh oui, Bodacious Space Pirates, c’est avant tout un reversed harem (une histoire dans laquelle une fille est entourée de beaux garçons, comme dans Ouran High School Host Club). Ici les beaux garçons ont tous un passé et une psychologie très développés, faisant de l’ombre au père de Marika. Après avoir vu les 26 épisodes, je me demande encore comment les scénaristes ont fait pour développer autant de personnages en si peu de temps ! On ne se contente pas de les présenter et de les faire interagir avec un ou deux traits de caractère chacun, non non, ce serait trop simple…

Source : ADN

Bon maintenant il faut bien parler un peu de piraterie, aspect qui nous occupe un tout petit dixième du temps de l’anime (qui porte décidément bien mal son nom). Le capitaine Gonzaemon Toka est entouré par un équipage constitué d’incompétents notoires, et c’est à se demander comment ils parviennent à rester pirates. Entre eux il n’y a aucune communication, ce qui résulte le plus souvent en des problèmes de navigation et autres bavures lors des phases d’abordage d’autres navires. Il faut dire que si Gonzaemon avait engagé un cyborg, il n’aurait pas autant à se plaindre de telles failles d’origine humaine dans son équipage. Si au moins certains utilisaient leurs pieds pour compenser leur faible dextérité manuelle, ça irait peut-être mieux… Bref c’est pour cela que, spoiler alert, Gonzaemon décidera en cours de route de se passer d’équipage. À contre-pied de beaucoup d’animes fadasses, Bodacious Space Pirates prône donc un discours peu mis en avant en général : mieux vaut être seul qu’avoir des amis.

Source : ADN

Il me reste à vous parler de l’édition collector tout récemment sortie chez Kaze (septembre 2018). On est, comme d’habitude avec cet éditeur, face à un coffret monstrueusement encombrant, comme les étagères des collectionneurs les détestent. Si le coffret est si gros, c’est parce qu’on y trouve une réplique du fameux chapeau du capitaine Gonzaemon Toka. Encore un objet inutile, qui vous servira peut-être à cosplayer votre animal de compagnie, pour ne pas prendre trop la poussière… Vu la solidité de l’emballage extérieur, je vous conseille carrément de le jeter. Vous pouvez toujours stocker les DVD/BR dans un range-CD après tout. Quant au livret de 120 pages fourni, il faut voir le bon côté des choses : lui au moins vous pourrez le mettre au recyclage ! Mais lisez-le avant de le jeter quand même, car les épisodes qui y sont résumés ne sont pas présents sur les DVD/BR ! Sur ces derniers, on devra se contenter d’un petit karaoké de l’opening et de l’ending. Pourquoi 6 DVD et 3 BR dans ce cas, me demandez-vous ? Mais c’est qu’il fallait bien ça pour enregistrer l’OP et l’ED en 3 versions (avec les paroles, sans texte, et enfin en version française) ! Cela reste un peu léger pour un contenu aussi encombrant. J’espère être détesté par l’éditeur pour cette très dure, mais juste critique de leur « coffret collector. »

Source : ADN

Conclusion

Pour finir, est-ce que je vous recommande de voir Bodacious Space Pirates ? Alors c’est vrai que l’anime porte un message original, à savoir, pour rappel : mieux vaut être seul qu’avoir des amis. Certes. D’ailleurs certains pourraient même qualifier cette série de révolutionnaire… Mais posez-vous cette question : pouvez-vous supporter l’idée de ne pas avoir vu un anime dans lequel des lycéennes jouent aux pirates de l’espace ? Moi non. Il y avait vraiment matière à créer une oeuvre encore plus spéciale, véritablement unique. On aurait sans doute vécu de grands moments de l’animation japonaise… Quel dommage.

Cet article vous a été cuisiné par :

Daigo

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