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Daigo au Japon : balade sur Manabeshima

Parti de Kyûshû puis d’Hiroshima, mon voyage vers l’est du Japon m’a fait atterrir (avec la pluie !) à Okayama. Petite ville très agréable à visiter pour ses jardins, elle se situe près d’une ville portuaire du nom de Kasaoka. Et au sud de Kasaoka, m’attendait une petite surprise… En effet on m’a offert un livre contant les aventures d’un Français, Florent Chavouet, sur une île minuscule appelée Manabeshima (‘shima’ signifie ‘île’ en japonais). La description de l’île, tant visuelle que verbale, m’avait intrigué. Alors j’ai pris un bateau en quête d’un ailleurs…

Manabe-shima est surnommée « l’île aux chats », un vrai cat café en pleine nature ! Il y a deux ports, pas très éloignés l’un de l’autre (la superficie de l’île est de 1,46 kilomètre carré). En descendant j’ai commencé par aller voir un sanctuaire en pleine forêt, avec un torii blanc et des statues qui portaient des grelots. Dans le sanctuaire, il y avait aussi des photos encadrées des habitants costumés pour des fêtes menées sur l’île. Ce coin de l’île est assez isolé, on trouve beaucoup d’objets abandonnés qui jonchent le sol sur les côtés, et peu de personnes qui se promènent.

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En approchant de l’autre port, je me suis posé sur une jetée faisant face au phare de l’île, pour admirer la mer (il faisait très beau ce jour-là). Puis j’ai vu quelques chats : les pauvres, ils étaient beaux mais assez malades. J’ai voulu les prendre en photo… Quand soudain j’ai senti sur ma main les serres d’un faucon ! Avec le beau temps, mon téléphone a dû refleter la lumière, et l’oiseau de proie a fondu sur moi ! Il a aussi agripé mon téléphone un court instant… Puis il est reparti. Le téléphone n’avait rien, et je l’avais toujours avec moi, un miracle ! Par la suite j’ai fait très attention avant de ressortir mon appareil au soleil…

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En arrivant au deuxième port, je commençais à croiser quelques personnes. J’ai notamment rencontré « M. DOKOHÉ IKKTA ? » Je ne savais pas bien lui répondre, d’autant que je n’étais pas sûr de bien comprendre sa question, qu’il a posée trois fois ! Je pense qu’il me demandait où j’allais, avec une forme orale abrégée… J’ai voulu aller sur un bélvédère près d’une petite plage, mais la route semblait barrée. Bizarrement quand je me suis approché, les vagues se sont intensifiées, s’abattant violemment à mon niveau et sur la petite plage… !

Je suis alors retourné vers la partie plus fréquentée, avant de bifurquer vers les petites rues. Contrairement aux grandes villes, ici les « petites rues » sont vraiment très étroites, larges d’un mètre environ. Cela fait penser à un Japon plus traditionnel et médiéval. Mais les maisons sont plutôt jolies. Malheureusement certaines ont été détruites, et j’en ai vue une en ruines qui menaçait de s’effondrer sur sa voisine ! Elle était pour l’heure soutenue par deux poutres en bois… En me baladant, j’ai été sollicité par un petit chat qui miaulait. Il semblait en bonne forme et demandait des caresses. C’est que ces animaux se mettent un peu partout et du coup, on ne les voit pas toujours… Il y avait aussi toute une tribu sous une camionette au niveau du deuxième port. Le mystère de la camionette de Carmin-sur-mer dans Pokémon Rouge et Bleu est enfin résolu !

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Pour terminer ma visite, j’ai cherché où se trouvait l’école de l’île. Il faut savoir qu’elle sert toujours car il y a quelques familles dans l’île. Mais comme j’y suis allé un dimanche j’ai pu me promener sans déranger personne (par contre les bâtiments étaient fermés bien sûr). L’école est très jolie et grande, comparée à une école de campagne en France. On y trouve les principaux bâtiments, comme le hall d’accueil (qui sert aussi de gymnase ou de salle de chant). On peut aussi trouver des bâtiments décorés par quelques dessins d’élèves, une cour et un petit sanctuaire.

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En repartant de l’île, sur le port c’est Atsumi qui m’a vendu le ticket retour ! C’est une mère d’une famille nombreuse, dessinée dans le livre de Florent Chavouet. Elle m’a montré son exemplaire, dans lequel il laisse un petit message chaque année, en revenant sur l’île !

Découvrir Manabeshima, cela a fait partie des heureux hasards de mon voyage. Quelque chose que j’ai découvert au hasard de mon périple, et qui m’a tout autant, sinon plus charmé que la plus touristique des attractions. Dans le prochain billet, je vous emmènerai dans l’ancienne capitale japonaise…

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Daigo

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