daigo au japon kyoto feed my geekness
Actu et Voyages Geek-trotteurs

Daigo au Japon : Kyôto sous les cerisiers

Lorsque j’ai préparé mon voyage, j’avais décidé de le partager en deux périodes de même durée. La première, que je vous ai déjà présentée à travers les articles précédents, fut placée sous le signe de la visite d’un pays qui m’a longtemps beaucoup attiré. Cette partie du voyage m’a permis de découvrir un Japon que je ne connaissais pas. Et puis, j’ai décidé de passer la deuxième moitié de mon voyage dans l’ancienne capitale du Japon, de 794 à 1868 : Kyôto. L’occasion de ressentir mon voyage différemment, de vivre d’autres choses.

Cliquer sur les photos pour agrandir

À gauche, le château Nijo-jô, pas très loin de mon premier logement.
À droite, une entrée de l’ancien palais impérial

En arrivant à Kyôto j’ai retrouvé quelque chose de familier : cette gare grouillant d’étrangers, d’habitants, ou de touristes japonais. Tout ce beau monde s’affaire quasiment non stop dans l’une des gares les plus importantes du Kansai, une région du Japon assez centrale. Bon quand les trains s’arrêtent de circuler entre minuit et 5 heures du matin, j’imagine qu’il y a moins de monde… Mais tout de même, cette gare vaut le coup d’oeil. La sortie centrale nous offre une belle vue sur la tour de Kyôto. Et quand on vient le soir, on peut admirer les illuminations sur les nombreuses marches de la gare. Il ne faut pas trop tarder pour y passer, car après 21 heures, il me semble que les illuminations se font plus rares, et on ne peut plus visiter la tour.

En arrivant dans mon premier hébergement, j’ai rencontré un Français et une Française le temps d’un repas. Ce fut l’occasion, après 4 longues semaines, d’avoir un réel échange humain ! Autant dire que je m’en souviens encore. C’était amusant, car tous deux voyageaient chacun de leur côté, comme je l’ai fait avec ce voyage. Quelque part cela m’a fait du bien, de savoir que je n’étais pas le seul à apprécier cela. Je garde vraiment un bon souvenir de cette auberge de jeunesse, puisque les réceptionnistes ont proposé de m’aider à plusieurs reprises, quand ils ont vu que j’apprenais le japonais.

Cliquer sur les photos pour agrandir

Quelques logements qu’on peut voir à Kyôto, au coin d’une rue.

Mais partons un peu explorer la ville ! Je ne pourrai pas parler de tout dans cet article, car il y aurait trop à dire et trop à montrer (Délia piquerait une crise si je lui donnais trop de photos à uploader !). Je vais donc vous présenter quelques lieux que j’ai pu visités et que j’ai appréciés.

J’ai eu la chance d’arriver à Kyôto à temps pour hanami, cette période où on se pose dans l’herbe pour observer les cerisiers fleuris. Du coup j’ai commencé par observer ceux qui se trouvaient dans le parc du jardin impérial.

Cliquer sur les photos pour agrandir

Pour prendre ces photos « people-free », j’ai dû me lever tôt : après 7h30, les visiteurs commencent généralement à affluer en masse ! Bizarrement, quand les fleurs furent toutes tombées pour laisser place aux feuilles, il y avait beaucoup moins de monde autour. Je ne comprends pas pourquoi… !

Cliquer sur les photos pour agrandir

Le parc Maruyama, situé à l’est du palais, est un lieu très sympathique à visiter pour hanami. Des commerçants de rue installent leur stand pour vous faire goûter de bonnes choses : yakitori, takoyaki, dorayaki, glace… Il n’y a qu’à faire le tour des stands pour trouver chaussure à son pied. Près des sanctuaires, vous pourrez voir des lycéens rigoler en tirant à répétition la cloche d’appel des dieux (pas sûr que ce soit fait pour s’amuser, mais bon !). J’ai pu participer à un hanami avec des Japonais dans Maruyama et c’était agréable, jusqu’à ce que la pluie nous tombe dessus ! Nous avons pu terminer de manger dans un food hall (sorte de cantine où on peut également ramener des plats déjà préparés).

Cliquer sur les photos pour agrandir

Pas très loin de Maruyama, on peut accéder à un temple avec un cimetière très impressionnant en termes de superficie ! Cela n’a rien de comparable avec un cimetière comme celui du Père Lachaise à Paris je pense… Mais le nombre de tombes reste considérable, et la vue sur la ville est saisissante. Et comme vous pouvez le remarquer, la présence de ces tombes n’empêche pas Bouddha de pêcher (pour l’anecdote, en même temps que je pensais cela, une Française à côté de moi l’a dit tout haut !). Les temples étaient en travaux, d’où la présence de cette grue fort bien placée…

Cliquer sur les photos pour agrandir

Kiyomizu-dera est l’un des temples les plus visités de la ville, au sud de Maruyama. Pour y accéder il vous faudra du courage : les rues commerçantes Ninenzaka et Sannenzaka sont en permanence remplies de monde. Et par « remplies », je veux dire que les gens sont partout et déambulent n’importe comment, obligeant à suivre le rythme pour avancer tant bien que mal. Mais les rues ont beaucoup de charme malgré tout, et je vous conseille une adresse sympathique : le magasin KyoFrance (dans une ruelle, en tournant à droite un peu avant le temple). On y vend chocolats et pâtisseries, dont des financiers mi-beurre, mi-macha ! Et si vous voulez vous poser, il y a aussi un café.

Cliquer sur les photos pour agrandir

Bien au nord d’Higashiyama se trouve le temple au pavillon d’argent, Ginkaku-ji. Agréable à visiter pour ses jardins zen, et pas trop touristique. Vous pouvez aussi aller visiter son « cousin », le temple au pavillon d’or, au nord-ouest de Nijo-jô. Le Kinkaku-ji est très joli à voir au coucher du soleil.

Cliquer sur les photos pour agrandir

Le sanctuaire Shimogamo est assez célèbre pour accueillir Aoi matsuri (le festival azuré) qui a lieu en mai à Kyôto. À ce moment-là, il est bien sûr noir de monde. Mais le reste du temps, la forêt l’entourant permet de faire une belle balade nature. Les plus curieux pourront apercevoir des prêtresse miko, ou remarquer d’autres sanctuaires. L’un d’entre eux présente deux toriis et bassins de purification agencés de façon symétrique… Ah et vous avez remarqué les lampes dorées sur l’une des photos ? Je vous laisse en deviner le prix…

Cliquer sur les photos pour agrandir

Tant qu’on est dans la nature, j’en profite pour vous indiquer un excellent point de repère lorsqu’on débarque à Kyôto pour la première fois : la rivière Kamo-gawa. Il s’agit comme son nom japonais l’indique, de la rivière aux canards. Et c’est vrai que nos amis aux pieds palmés sont assez nombreux à traverser le cours d’eau chaque jour… Si vous logez près de la rivière, je vous recommande un très bon café/restaurant : Kawa Café. L’établissement est tenu par un Français et une Japonaise, du coup on retrouve des produits venant de deux cultures, et le cadre est très agréable.

Cliquer sur les photos pour agrandir

C’est d’ailleurs au niveau de la séparation avec la rivière Takano-gawa qu’on retrouve l’accès à la forêt abritant Shimogamo. Pendant hanami sur les bords de la rivière, on voit quotidiennement des gens posés, des étudiants préparant des chorégraphies, des musiciens ou peintres… Chaque jour que je traversais la rivière j’avais l’impression de ne pas revoir exactement deux fois les mêmes choses. Les gens s’amusaient régulièrement à traverser la rivière, sur les petites pierres carrées, en forme de tortue ou d’oiseau…

Cliquer sur les photos pour agrandir

Voici mon petit coin de paradis sur la rivière. Le cerisier présenté ci-dessus se trouve près d’un petit parc pour enfants, et il m’aura protégé des rayons du soleil le temps de quelques repas. J’étais parfois rejoint par les canards et autres chats errants, semblant très intéressés par ce que j’avais sur mes cuisses…

Cliquer sur les photos pour agrandir

Allez, on termine notre petit tour de Kyôto par un sanctuaire devenu il y a peu très touristique : Fushimi Inari Taisha. Il s’agit d’un sanctuaire dédié au kami Inari. C’est une divinité protectrice des céréales, associée à l’abondance et à la richesse. Dans ce lieu de recueillement on trouve quelques milliers de toriis (portails) collés les uns aux autres, formant ainsi de longs couloirs. Ils ont été construits par des entreprises ou grâce à des dons de particuliers. On peut savoir qui est à l’origine d’un torii en regardant les kanjis inscrits dessus.

Mais Fushimi Inari Taisha, c’est aussi là que se cache le temple du temps d’Hyrule (on va dire) et on y vénère d’autres divinités que le renard… Et enfin, dans une rue, on peut carrément trouver un torii coupé en deux ! Impressionnant… Sur un bâtiment le long de Kamo-gawa, j’avais même vu un petit torii posé au sommet du building. Et à Kumamoto, j’étais carrément tombé sur un torii coincé (au millimètre près) entre deux immeubles !

Cliquer sur les photos pour agrandir

Je voudrais terminer ce billet en remerciant tous ceux qui m’ont accueilli à Kyôto. Qu’ils ne parlent que japonais, ou qu’ils soient anglophones/francophones, j’ai passé avec certains de très bons moments. Cela a donné de nouvelles « couleurs » à mon voyage. Pendant que j’étais au Japon, on m’a souvent posé la question : « Tu n’as pas le mal du pays ? » Eh bien je dois avouer que ça m’est arrivé, une fois. Quand j’ai quitté Kyôto…

Cet article vous a été cuisiné par :

Daigo

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

un × cinq =