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Découvertes pixellisées

Nos jeux anti-déprime du confinement – Partie 1

L’annonce du confinement de la France a chamboulé tout le monde. Que ce soit les étudiants, les travailleurs, les chercheurs d’emplois. Chez nous, Daigo a dû se mettre au télétravail et pour ma part, j’ai dû interrompre un voyage au Japon. Six semaines plus tard, chacun s’est adapté comme il pouvait à la situation. Ce temps est parfois difficile à vivre, mais c’est aussi une belle occasion pour profiter de nos loisirs, notamment consacrer du temps à des jeux qui offrent des heures et des heures d’aventures.

Bien que nous soyons tous plus ou moins séparés, Daigo et moi avons envie de vous partager quelques unes de ces oeuvres qui nous permettent d’apprécier ce temps qui nous est offert. Nous serons aussi ravis de savoir quels sont vos jeux à vous, dans les commentaires 😊

-Délia

Chez Délia : Je m'imagine être dans un Oasis, à base de RPG et de gestion...

Voici Esna, votre amie génie de l’eau
et le personnage (masculin) que vous pouvez incarner
(source image :
jeux online)

Le premier jeu dont je vais vous parler, tient une place toute particulière dans ma liste de jeux fait en 2020. Je l’ai choisi pour une raison bien précise début mars : je voulais un jeu qui puisse m’occuper lorsque je prendrais l’avion pour mon séjour à Tokyo. Mon choix s’est donc porté sur un jeu 3DS que je voulais essayer depuis un bon bout de temps : Ever Oasis

Ever Oasis (sorti en 2017) est un donjon-RPG à l’univers coloré et tout mignon. Vous créez votre personnage au style chibiesque, qui évoluera dans un monde désertique. Dans ce désert, on raconte que seul un enfant du grand arbre avec l’aide d’un génie de l’eau peuvent créer un havre de paix pour les voyageurs : l’oasis. Malheureusement, ces oasis sont sans cesse menacées par une force maléfique mystérieuse nommée le Chaos, qui prend possession des plantes et des animaux, rendant ces contrées dangereuses et incultivables.

En faisant la rencontre d’Esna le génie de l’eau, votre objectif sera de créer l’oasis le plus florissant possible : aménager les lieux, accueillir de nombreux voyageurs et les protéger. L’aventure propose, en parallèle d’une trame principale, différentes tâches au fur et à mesure de votre progression. En outre, répondre aux requêtes des voyageurs (donner un objet, aller l’aider dans un donjon) afin de leur donner envie de s’installer dans votre oasis. De fil en aiguille, les voyageurs vous offriront leur aide selon leur propre spécialité : hors de l’oasis en combats, mais aussi, en installant leur activité, qui se matérialise en boutifleur dans votre oasis. Vous vous rendez alors mutuellement service : vous en fournissant les boutifleurs en divers matériaux et ingrédients, et eux, en faisant vivre votre oasis.

La première boutifleur que l’on installe est
celle de Lirisha, la vendeuse de fruits.
Un grand moment !

(source : N-gamz.com)

Vos habitants peuvent vous accompagner
lors des excursions dans les donjons :
s’ils sont utiles aux combats, ils le sont davantage
lorsque certains lieux exigent des pouvoirs
spéciaux que eux seuls détiennent !

(source : BestBuy Blogue)

Ce sympathique jeu d’apparence enfantine (il est PEGI +7 après tout…), cache finalement à mon sens, une très bonne initiation aux jeux de Gestion et RPGs. Le jeu explique simplement les tâches, offre des alternatives si on veut d’avantage prendre part aux combats dans les donjons (vous pouvez notamment déléguer auprès de vos concitoyens pour gérer le potager, distribuer les ressources chaque jour etc). Il demandera toutefois, une réelle capacité à progresser et à prendre en charge un certain nombre de choses. Car oui, plus votre Oasis s’agrandit, plus il y aura de boutifleurs à s’occuper et de surface de potager à cultiver. Vos habitants auront des demandes de plus en plus hardus comme aller leur chercher des objets très rares ou vaincre des ennemis plus forts que vous.

Concernant l’aspect RPG, si certains donjons sont vite passés au peigne fin, ceux de la quête principale offrent un peu plus de challenge. Je vous ai parlé des spécialités de vos habitants ? Certains d’entre eux seront indispensables pour pouvoir avancer dans votre exploration. En effet, pour avancer dans les donjons, il faut répondre à certaines énigmes : pouvoir se rouler en boule pour accéder à des plateformes, se transformer momentanément en fleur pour s’envoler (ça fait un peu penser au masque Kokiri  dans Majora’s Mask d’ailleurs…) ou encore défoncer des énormes rochers qui vous barrent la route. Cela implique, avant chaque départ de votre oasis, de bien composer votre équipe selon leurs pouvoirs. Votre équipe ne pouvant excéder 3 personnages dont le vôtre, c’est alors à vous d’anticiper vos besoins. Cela peut parfois être un peu redondant, car certains donjons demanderont d’utiliser plusieurs pouvoirs, donc inévitablement, des aller-retour entre le donjon et l’oasis (que vous pouvez, heureusement, rejoindre à tout moment). Un autre défaut que je pourrai soulever au jeu, repose sur les environnements qui auraient pu être approfondis. L’aspect très coloré et les différentes ethnies des voyageurs, étant pourtant très intéressants, sont à mon sens assez peu développés.

Si le jeu est un petit peu répétitif sur les premières heures de jeu, il devient plus fourni et plus palpitant en explorant un peu plus l’univers. Ever Oasis est vraiment un petit bijou de la 3DS que je recommanderai aux curieux et aux débutants en RPG. Encore disponible sur certains site en version physique, vous pouvez également le retrouver en dématérialisé sur le Nintendo Eshop.

Chez Daigo : L'art de mener une double vie dans un conte de fée…

En mars, j’ai commencé par faire un petit visual novel (roman interactif japonais), parmi les dernières sorties physiques de la PS Vita : Psychedelica of the Ashen Hawk (que je nommerai simplement « Ashen Hawk » par la suite). On y suit un personnage nommé Jed, habitant une tour en plein milieu d’une forêt. Jed se rend régulièrement dans une ville à proximité de la forêt, pour y gagner sa vie en aidant les habitants pour toutes sortes de tâches. Cette petite ville semble comme emprisonnée par le temps, cela se manifestant par une neige éternelle tombant chaque jour, en toute saison. Les habitants y font bien allusion parfois… Mais même s’il arrive à quelqu’un d’exprimer son désir de quitter la ville, cela fait des années qu’on n’a vu personne s’y installer, ou en partir ! Fait encore plus curieux que tout ça, notre homme à tout faire, Jed est en fait… une femme ! Elle vit en cachant son identité depuis des années, y compris à ses « frères de coeur », avec qui elle a vécu son enfance. Mais pourquoi donc ?

La fameuse famille adoptive de Jed,
au grand complet
(source image :
playstation)

Ashen Hawk raconte une histoire s’apparentant aux shôjo mangas. C’est une sous-catégorie du visual novel qu’on appelle otome. Un otome prend le contre-pied du genre, où un garçon choisit généralement, parmi plusieurs filles, celle qui lui plaît. Dans un otome c’est une héroïne qui rencontre plusieurs hommes ! Le but d’un otome est par contre identique : choisir quel sera l’élu de son coeur. Heureusement il y a quelques otomes qui ne se cantonnent pas qu’à cela, et Ashen Hawk en fait partie. En vérité, la place de l’amour dans l’intrigue est assez secondaire. En effet, notre héroïne a choisi de cacher sa véritable identité à la plupart des gens qu’elle côtoie : cela implique de sa part une attitude bien en décalage de la fille fragile et passive qu’on rencontre parfois dans les shôjo/otome. Jed a son caractère, est plutôt indépendante et n’accorde pas facilement sa confiance. Quand elle le fait, elle va nouer une relation sincère avec l’autre personne, quitte à être trahie par cette dernière. C’est un personnage dans lequel je me retrouve assez…

Ce que j’apprécie particulièrement dans Ashen Hawk, c’est qu’il y a… cette ambiance. Ce mystère qui plane sur la ville et ses habitants, sur les raisons qui justifient cette double identité de l’héroïne. À vrai dire, l’ambiance de cet univers rappelle beaucoup certains contes de fée, comme Cendrillon ou La Belle et la Bête. L’histoire met un peu de temps à démarrer, comme si on se faisait aspirer par le déroulement atemporel de chaque journée. Néanmoins, on prend plaisir à dérouler l’intrigue, sous deux identités distinctes (Jed peut se « déguiser » en femme, et ainsi interagir différemment avec certaines personnes). Passé le premier tiers du jeu, les évènements s’enchaînent avec un meilleur rythme, particulièrement lors d’une scène tragique, qui trouvera un écho tout autre en fin de lecture…

Ah je ne vous l’avais pas dit, mais
Jed ne vit pas seule dans la tour…
Et son compagnon est
assez farfelu dans son genre !
(source image :
playstation)

Ces yeux rouges sont considérés comme
une malédiction par les habitants
de la ville d’Ashen Hawk…
Mais pourquoi Jed en est-elle dotée ?

(source : playstation)

J’apprécie enfin la présence d’un flowchart, permettant de revenir à n’importe quelle scène du scénario en quelques secondes. Cela permet de limiter la relecture des dialogues déjà lus (qu’on peut avancer rapidement, toutefois). Et il faudra bien se servir de cette arborescence du scénario, tant les fins possibles sont nombreuses ! Chaque personnage masculin possède sa propre route, assez courte car comme je l’ai dit, l’amour n’est pas le point le plus important de l’histoire. Mais il y a aussi des fins alternatives avec plusieurs personnages, et une fin avec un personnage qui, comme Jed, joue de son identité selon les circonstances… Certaines de ces fins sont assez tristes, d’autres sont très poétiques. À noter : il existe un otome du nom de Psychedelica of the Black Butterfly, qui partage quelques liens avec Ashen Hawk. Cela tient en général plus du clin d’oeil, mais cela fera plaisir aux lecteurs des deux histoires. Je retiens de Ashen Hawk une belle histoire à la fois mystérieuse, poétique, mais aussi tragique et drôle à certains moments.

Si l’anglais ne vous fait pas peur, vous pouvez télécharger le jeu sur le PSN. D’ailleurs, je le précise au passage : jusqu’au 9 mai 2020, le jeu est à 13,49€ sur le store européen, au lieu de 44,99€… Profitez-en si le coeur vous en dit, vous ne le regretterez pas.

Si ces deux jeux nous prennent pas mal de temps, ce ne sont pas nos seules distractions ! Nous reviendrons prochainement vous en présenter d’autres 😉🎮

En attendant, continuez à prendre soin de vous et à laisser libre cours à vos passions 🥰

Cet article vous a été cuisiné par :

Daigo

Délia

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