danganronpa the animation
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Procès du manga : Danganronpa The Animation

Danganronpa se présente comme un jeu mélangeant une bonne dose d’Ace Attorney avec de l’autodérision et du Battle Royale/Hunger Games. Eh oui, rien que ça… Et visiblement ça plaît à pas mal de monde, puisqu’après un visual novel (roman interactif) sorti sur PSP puis PS Vita, le jeu fut décliné en anime, lui-même adapté en manga !
Mais concrètement, comment ça marche ?

Bienvenue à Kibôgamine, vous êtes à présent dans un tout nouveau monde *OU POU POU POU* !

Ce premier volume de Danganronpa nous fait suivre l’histoire de Makoto Naegi un futur lycéen tout à fait ordinaire, nourri de grandes ambitions. En effet, notre jeune héros se prépare à rentrer dans l’école privée Kibôgamine, un établissement qui n’accueille que des élèves uniques qui possèdent un “talent ultime”. Makoto étrangement, n’a pas de talent en particulier : il a été sélectionné au sort en tant que détenteur de “la chance ultime”. Tout content d’être accepté (bien que d’une drôle de façon) dans cette école d’exception, le rêve va très vite se transformer en une toute autre vie…

Après avoir posé le premier pas dans l’enceinte de l’école, Makoto est pris de vertige. A son réveil, il se retrouve avec les autres élèves dans ce qui semble être une école sans issue. Les quinze talents (l’idol ultime, le joueur de base-ball ultime, la parieuse ultime…) ont à peine le temps de comprendre où ils sont et ce qui leur arrive. Ils sont rapidement accueillis par un drôle d’ourson en peluche et se faisant passer pour le proviseur : Monokuma. La peluche aux deux faces maléfiques leur explique alors le règlement : seul l’élève qui aura assassiné un camarade sans avoir été reconnu coupable par le conseil de classe pourra sortir d’ici…

Ballindices en faveur du manga :

monokuma Le manga est synthétique, rapide à lire si on n’a pas beaucoup de temps :
le premier tome prend le temps de poser les bases de l’univers et de développer toute la première « affaire » de meurtre. Ainsi on distingue principalement trois phases, les deux premières étant assez condensées : une partie tranche-de-vie pendant laquelle les lycéens explorent l’académie où ils sont enfermés pour tenter d’en sortir ; et une partie enquête suite à la découverte du cadavre. Cela permet de rassembler tout un ensemble de preuves, qui serviront dans la dernière phase : le procès de classe, moment crucial au cours duquel il faut découvrir l’auteur du meurtre afin que seul lui soit puni. En cas de « mauvaise enquête », les élèves seraient tous punis à la place du coupable, qui pourrait repartir seul de l’académie. Autant dire que chaque procès se révèle passionnant à suivre, ne relâchant à aucun moment la pression sur nos protagonistes.

monokuma Il est traduit en français, LUI ! Pour la version « jeu » de Danganronpa il aura fallu attendre le quatrième opus, Danganronpa V3, pour apprécier une aventure en français. Auparavant on devait se contenter de l’anglais. Ayant lu l’édition américaine de Dark Horse, je laisse Délia vous parler de la traduction proposée par Mana Books…

Merki Frangin !

Du coup pour ma part, j’ai trouvé la lecture de ce premier volume très fluide et l’histoire vraiment entrainante. Daigo m’avait déjà montré cette première enquête sur Playstation 4 à l’époque, je me souvenais donc plutôt bien du dénouement… mais ça ne m’a pas empêché d’apprécier la lecture ! Les répliques de Monokuma font vraiment ressortir son sadisme à la perfection, faisant à la fois rire et froid dans le dos en même temps…

On comprend bien l’ensemble du raisonnement des élèves en fonction des preuves et on ne se perd à aucun moment. J’ai rapidement fait le lien entre le manga et une autre adaptation que j’avais lu il y a quelques années : Phoenix Wright. Ce dernier réalisé en 5 volumes, est très similaire sur la manière d’amener les enquêtes, sur le respect de l’oeuvre. Chose pas évidente, quand on sait que ce genre de jeux dont ils sont adaptés contiennent de nombreux dialogues et allers retours dans différents lieux qu’il faut alors étoffer sans perdre l’essence du visual novel.

Danganronpa est un manga d’enquête vraiment à part, qui ne plaira peut être pas à tout le monde de par son sadisme gr    atuit (du moins aux premiers abords…), mais il fait parti de ces oeuvres qui je trouve s’adaptent très bien au marché français. Après tout, le jeu à trouvé son public en quelques années ! Je l’ai constaté par moi-même à ma dernière Japan Expo en 2017, à laquelle j’avais assisté à une conférence de Kazutaka KODAKA (le créateur du jeu).

A la vue de tous ces fans, le japonais était lui même agréablement surpris de voir autant de monde pour l’écouter !

Voici quelques photos souvenirs de cette fameuse conférence !

monokuma Le format papier est fidèle à l’oeuvre de base, même si c’est une adaptation d’adaptation. On peut se dire qu’à chaque fois qu’il y a un « intermédiaire », on perd un peu en qualité. C’est comme le jeu du téléphone arabe : si vous le jouiez avec une trentaine de personnes, votre message initial ne serait sans doute plus du tout le même à l’arrivée… Fort heureusement, cette adaptation a été supervisée par Spike Chunsoft (l’équipe de développement des Danganronpa). Du coup même s’il y a des ellipses narratives, l’essentiel de chaque enquête est bien là. Et surtout le character design original est bien respecté, contrairement à certaines adaptations en manga : Kingdom Hearts, The Legend of Zelda…

monokuma Le manga peut donner envie de découvrir le jeu, en s’adressant à un public ne parlant pas couramment anglais. Je pense que c’est le point le plus susceptible d’attirer les néophytes vers ce manga. Qu’on ait envie de découvrir la série des visual novels par la suite, ou qu’on souhaite seulement se familiariser avec le premier opus, ce manga est un excellent point de départ. Je ne sais pas, en revanche, si quelqu’un ayant lu tout le manga pourrait avoir envie de faire le jeu ensuite. En effet, l’identité de chaque coupable étant connue, cela peut diminuer un peu l’intérêt de ce jeu, avant tout intéressant pour son histoire. Je continue mon argumentation en fin d’article.

Ballindices en faveur du jeu :

monokuma On prend le temps d’expliquer les affaires, que le joueur puisse se faire sa propre idée sur le coupable, plutôt que de lui « balancer » des conclusions à la figure. J’ai en effet eu cette impression que le manga allait parfois un peu vite en besogne, en donnant des réponses aux différentes énigmes posées. Dans le jeu, le personnage analyse chaque pièce dans les moindres détails, on lit ses pensées et il réfléchit avec ses camarades. Du coup je pense que le jeu offre une meilleure compréhension de chaque affaire, pour permettre au joueur de découvrir la vérité par lui-même.

monokuma On s’attache vraiment aux personnages, qu’il est possible de fréquenter pendant le temps libre. Je ne vais pas dire que les protagonistes sont transparents dans le manga, mais je trouve que deux tomes supplémentaires n’auraient pas été de trop. Il aurait au moins fallu développer un peu plus les personnages restant en vie le plus longtemps, car certains sont très intéressants. En alternative, je n’aurais pas dit non à une séquence inédite, une sorte de prologue pour revenir sur les origines de la Tuerie lycéenne…

Au final il se trouve que Spike Chunsoft a bien traité cette partie de l’intrigue, mais sous la forme d’un anime de 11 épisodes : Danganronpa 3 Despair Arc.

monokuma L’esthétique du jeu est très singulière : les décors semblent être « montés » par des mains invisibles quand on rentre dans une pièce, comme si c’étaient des maquettes. Les personnages n’ont aucune épaisseur (comme s’ils n’étaient que des bonhommes de papier, tel un Paper Mario), et surtout le sang est… rose ! Je ne parle même pas de ce qui peut sortir de la bouche de certains personnages… Bref, l’univers est totalement décalé, et le voir sur plusieurs heures est un vrai bonheur.

monokuma Le procès de classe est passionnant, avec ses musiques et mini-jeux variés pour rythmer l’enquête : dur de décrocher quand on a commencé ! Je vous avais déjà parlé de la tension présente de la découverte du corps à la résolution de chaque meurtre. Mais outre les enquêtes façon « point’n click », chaque procès se déroule sous la forme d’une suite de questions de logique et de mini-jeux combinant réflexes et originalité. Un très bon mélange pour nous tenir éveillé quelques heures le soir…

Cet article vous a été cuisiné par :

Daigo

Délia

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