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STUNFEST 2019 : retour au festival des geeks bretons

Depuis quelques années maintenant, j’ai le plaisir de parcourir avec mes amis rennais un festival unique : le Stunfest. Organisé par l’association 3 Hit Combo depuis 2005, ce festival porté sur la culture et les compétitions de jeux vidéo est un évènement qui rassemble les fans de tout âge et de tout genre. N’ayant pu faire qu’une journée cette année (le dimanche fut réservé pour un évènement familial), j’en profite tout de même pour écrire un petit retour sur cette édition 2019 et je vous explique pourquoi j’apprécie autant cet évènement.

Le petit rituel du départ

Samedi 18 mai, 9h15, le réveil est difficile mais la motivation est présente : j’enfile un t-shirt Kirby (plus précisément Kirby avec toutes ses transformations Smash Bros), me met une barrette Pikachu dans les cheveux, un ocarina du temps autour du cou et une peluche Sonic dans mon tote bag… Ca y est, je suis prête pour le Stunfest !

Comment j'ai découvert le Stunfest

Comme dit en introduction, cela fait à peu près 5 années que je réserve au moins une journée à ce festival, auquel un de mes amis participe activement au sein de l’association organisatrice. Lors de ma première année, je m’attendais à entrer dans une mini Japan Expo (comme je ne connaissais que ça), je n’avais alors pas idée qu’un festival pouvait offrir autre chose que des stands de goodies. Eh oui, j’étais bien naïve…  J’ai vite révisé mon jugement, c’est en passant les portes du Liberté (la célèbre salle de spectacle rennaise dans laquelle a lieu le festival depuis quelques années maintenant) que je me retrouve devant des bornes, des consoles rétro, des micro-ordinateurs et même des jeux indépendants. Pas un seul stand de marchandise, le Stunfest est un festival où l’on joue, où on teste des jeux connus, des jeux indépendants, où on regarde des joueurs faire des prouesses en speedrun ou superplays… Une formule qui m’a très vite plu et à laquelle j’ai depuis toujours de bons souvenirs. Des découvertes, des discussions entre amis et une curiosité incessante pour le rétro et les nouvelles prouesses des créateurs de jeux… C’est là bas que j’ai, par exemple, entendu parlé pour la première fois de la console de jeux de société de Wizama, alors présentée au public parmi d’autres créations en 2018.

La file d’attente vers 10h15 du matin devant le Liberté

Le festival a aussi son format bien à lui. A l’extérieur lorsque l’on passe la file d’attente (qui, comme la Gamers Assembly, s’allonge un peu plus chaque année), on a depuis quelques éditions, accès à une première “zone” en plein air. Une buvette, food trucks avec tables, bancs et chaises longues attendent les joueurs pour une pause casse croûte à côté des bornes d’arcades sous une tente. Dans cet espace j’ai notamment pu prendre quelques minutes pour jouer à un Puzzle Bobble, Crazy Taxi ou encore un jeu de combat Pretty Soldier Sailor Moon ! J’ai aussi tenté ma chance sur un jeu de rythme avec flèches au sol, mais force est de constater que la personne qui jouait à côté de moi était bien plus expérimentée, je n’en ai fait qu’un essai !

J’ai dit qu’il n’y avait pas de goodies, en revanche, un stand de souvenirs ainsi qu’un stand des éditions Pix’n Love vous propose de rapporter chez vous quelques lectures (à prix spécial salon) et t-shirt sympathiques sur le thème. Pour ma part, je suis repartie avec un joli badge doré Stunfest et l’Histoire de Tomb Raider édition collector. Petite note sur le vendeur du stand Pix’n Love, sur les deux années de suite où on l’a croisé, ce dernier a toujours de chouettes anecdotes à partager avec les joueurs sur les ouvrages. Et cela, que tu achètes ou non : le plaisir de partager est présent et ça fait plaisir ☺️

Enfin, toujours à l’extérieur, une autre tente abritait un projet tout à fait singulier. Un gars très sympathique nous présente Dragonium, un jeu de rôle “à l’ancienne” presque uniquement composé de textes et de graphismes à la RPG Maker. Il fait en fait partie d’une association nommée Zyzomis qui tend à adapter le mieux possible son jeu aux personnes qui souffrent de déficiences visuelles grâce à des synthèses vocales et des afficheurs en braille. Une découverte vraiment intéressante et touchante. (si vous voulez plus d’infos sur le jeu et l’association, je vous invite à leur rendre visite par ici => https://www.dragonium.net/ )

Retrogaming et jeux indépendants

A l’intérieur du Liberté, vous entrez encore un peu plus dans le vif du sujet : au rez de chaussé quelques tables sont disposées pour jouer à des NEO GEO, faire des tournois de Puyo Puyo avec des bandeaux à oreilles de lapin ou encore tester des shoot them up sur borne. Progressivement, vous entrez dans la première partie du monde du jeu indépendant dans le Village Indé. Dans cette zone, j’ai retrouvé un jeu qui m’avait marqué l’année précédente : Skybolt Zack. Ce jeu de plateforme au style proche d’un Megaman ou d’un Sonic, propose un gameplay tout à fait original : chaque ennemi est associé à une couleur et chaque couleur est associée à un bouton de la manette. Vous l’aurez compris, tel une sorte de QTE dynamique, pour venir à bout des ennemis et autres obstacles, le joueur doit appuyer sur les bons boutons en fonction des couleurs. Comme l’an dernier, le jeu a attiré pas mal de monde, je ne l’ai donc pas re-testé, cependant pour ma part j’ai vraiment apprécié l’expérience, même s’il faut admettre qu’il faut prendre le coup de main. Pour les curieux, ce jeu est réalisé par un petit studio parisien et va sortir très prochainement sur Steam !

Lorsque vous grimpez les escaliers pour atteindre l’étage, vous serez alors complètement rentré dans le monde des créateurs : d’autres jeux indépendant en tout genre vous attendent, des jeux de société et même des savants fous, qui dissèquent des Super Nintendo pour hacker vos consoles préférées comme par exemple, ajouter une fonction de passage en mode 50 à 60Hz… Pour les gamers informaticiens et développeurs, c’est littéralement le coin où on va pouvoir échanger et parler technique avec ses semblables. Au même endroit, j’ai été très surprise de trouver 5 ou 6 joueurs alignés devant leurs écrans pour un tournoi de Pokémon Puzzle League sur Nintendo 64… oui, un tournoi… Il y a de ces jeux lointains, auxquels on jouait avec Daigo petits, qu’on ne s’attend pas à retrouver dans des moments pareils !! Décidément on trouve de tout au Stunfest !

Entrez dans le monde du Speedrun et du Superplay

Au centre de tout cela, se trouvent également deux salles obscures : une salle tout en longueur dans laquelle se déroulent les superplays et concerts, et la grande scène, que l’on peut observer de haut en grimpant les gradins situés sur les côtés. La première salle est celle dans laquelle j’ai découvert la pratique du speedrun pour la première fois : selon le programme proposé, de nombreux joueurs français et étrangers sont invités à nous montrer leur prouesses grâce à des écrans qui diffusent le jeu à l’ensemble de la salle. Glitchs et techniques ancestrales découvertes par des acharnés nous sont montré en direct live et c’est vraiment très impressionnant ! Un peu comme pour les match d’e-sport, on s’exclame lorsque l’on voit une technique que l’on ne connaissait pas, on encourage le joueur lorsqu’un imprévu/un bug lui fait perdre du temps, on applaudit le joueur lorsqu’il réussit après maints essais… On ressent assez vite une empathie, une proximité avec ces joueur incroyables qui nous montrent de nouvelles choses sur nos jeux préférés.

Je me souviens notamment avoir eu la chance de voir Reversed Boss Order sur Super Metroid l’an dernier (2018), une occasion de voir le jeu sous un tout autre angle ! Cette année, nous avons eu la chance (la salle était comble 15min avant le top départ…) de voir un certain Zarwaldo finir Zelda Breath of the Wild en 36 min… en utilisant les glitch et toutes sortes de techniques découvertes par les fans, ce joueur a vaincu Ganon en faisant à peine 3 % du jeu qui rappelons-le, nécessite presque 200h… magistral !

Pour les curieux, j’ai pu retrouver sa prestation sur sa chaîne :

Sur la grande scène, si l’attraction principale repose sur des compétitions de Dragon Ball FighterZ, nous avons préféré nous tourner vers une petite scène improvisée en haut des gradins côté Est. A cet endroit, le groupe fan de speedrun nommé La Boulangerie proposait des challenges pour le moins originaux. Par exemple, deux d’entre eux se sont lancé un défi : 1 joueur finit Super Mario 64 avec 16 étoiles pendant qu’un deuxième joueur doit finir Zelda Ocarina of Time (any %) en moins de 30 min ! A cause d’un léger retard lors du combat contre Gohma (le tuer à travers la porte du Donjon… pas si facile !), celui qui était sur Super Mario a fini le premier environ 5 min en avance. Suivre les deux jeux en même temps était un peu difficile mais c’était très original ! Ce sont sur des défis comme ceux là que l’on en apprend beaucoup sur des jeux que l’on croyait connaître par coeur, et c’est ça qui rend l’expérience très forte ! Juste après eux, les mêmes joueurs se sont ensuite attelés à faire un maximum de découvertes (obtenir une fée, trouver 15 skultullas d’or) sur… Ocarina version Beta Quest, une version du jeu qui, dès que tu passes une porte, te téléporte dans n’importe quel endroit du jeu… Il faut en vouloir !

En haut à gauche la Grande Scène, à droite la Zone Tournoi
En bas quelques photos du défi Mario 64 VS Zelda OOT

Une conférence autour des peurs...

Enfin, cette année j’ai eu envie de prendre part à une des conférences qui sont proposées extra-muros du festival à la Maison des Associations de Rennes. Dans une ambiance beaucoup plus calme et enclin à la réflexion, j’ai pu assister à un échange animé par Laura Goudet (spécialiste analyste de discours) au sujet des peurs et des jeux vidéo d’horreur. L’occasion de discuter de quelques grands noms des jeux d’horreur et de faire le lien avec d’autres cultures (films, expérience en VR…). Comprendre ce qui a fait le succès de certains, nous avons notamment citer Alone in the Dark, Silent Hill (la différence entre le 1 et le 2), Phantasmagoria, Doki Doki, Corpse Party… L’intervenante a également évoqué la “synergie” croissante qui existe entre les Creepy Pasta et les jeux d’horreur (Slender Man, Sonic.exe) ainsi que la fascination que l’on a à regarder des youtuber se faire des frayeurs en direct. Une conférence entrainante, à laquelle l’ensemble du public, je pense, aurait aimé comme moi qu’elle dure plus longtemps !

Source : Stunfest.com

Voici pour ce petit tour de Stunfest ! J’ai vraiment adoré cette journée qui a été, comme les années précédentes, bien remplie ! Sachez que ce que je vous décrit ne représentait à peine 10 à 20% du contenu du festival… plein d’autres conférences, concerts, ateliers et speedruns s’enchaînent sur l’ensemble de la journée. Pour ceux qui souhaitent la visiter l’année prochaine, je vous recommande vivement de jeter un oeil au programme avant de venir, afin de vous faire un petit planning des choses que vous aurez vraiment envie de voir. Vous serez alors sûrement comme moi, obligé de faire des choix draconiens pour voir un maximum de choses sur place… Mais pas de panique, certaines conférences et speedruns sont enregistrés et retransmis sur Youtube, j’essaierai d’en retrouver quelques uns pour vous les faire partager 😉

Pour ceux qui ont été de la partie, qu’est-ce qui vous a le plus plu à ce Stunfest ?
N’hésitez pas à partager votre propre expérience en commentaire 😃!

Cet article vous a été cuisiné par :

Délia

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